REX UWTI - Interview de Delphine Evesque - facilitatrice en créativité.
- Uwti
- 9 juil.
- 3 min de lecture
"L’expérience UWTI m’a montré à quel point je suis naturellement structurée"

Tu es aujourd’hui facilitatrice de réunions stratégiques. En quoi consiste ton travail ?
Je facilite des temps de réflexion pour les entreprises — de l’indépendant au grand groupe. On travaille sur des sujets de vision, de transformation, d’intégration de la RSE… toujours avec une approche intuitive et créative. Mon rôle, c’est d’ouvrir des espaces où les idées peuvent émerger, où chacun peut dépasser ses conditionnements.
Justement, tu parles souvent de "déconditionnement". Qu’est-ce que ça veut dire pour toi ?
On a tous une paire de lunettes : notre culture, notre éducation, nos expériences façonnent notre manière de penser. Le déconditionnement, c’est oser poser ces lunettes pour regarder autrement, élargir notre spectre. La créativité, c’est ça : la capacité à imaginer ce qui n’existe pas encore, à sortir des schémas préfabriqués. Et c’est une compétence humaine fondamentale, surtout dans un monde digitalisé.
Tu accompagnes des profils très variés, du grand groupe à l’entrepreneur solo. Tu peux nous donner quelques exemples ?
Oui, je travaille autant avec LVMH qu’avec des PME comme Ballot Flurin, une marque de cosmétiques engagée, ou encore avec des territoires. Dès qu’il y a un besoin de penser différemment, de faire travailler les gens ensemble autrement, je suis là.
Et ton propre parcours ? Il n’était pas évident que tu deviennes facilitatrice…
Pas du tout ! J’ai fait une école de commerce, puis j’ai travaillé onze ans chez Nature & Découvertes, dont huit aux achats, à développer des gammes de produits de senteurs, jardin et alimentaires. Et à l’époque, je pensais que je n’étais pas créative. C’est en travaillant là-bas que j’ai compris, avec l’appui de mon patron, que mon intuition, ma capacité à sentir les tendances et à imaginer des concepts, c’était justement ça, être créative. Ça a été un tournant.
C’est aussi là que tu rencontres Mark Raison et la méthodologie de Yellow Ideas…
Oui, il a animé un séminaire dans l’entreprise, et j’ai eu une révélation. J’ai découvert qu’il existait une méthode structurée pour travailler la créativité, avec des outils concrets. Quand j’ai quitté l’entreprise en 2012, je me suis formée avec lui. Depuis je travaille en collaboration avec Yellow Ideas.
Tu as récemment vécu l’atelier UWTI, en tant que participante. Comment était-ce ?
C’était génial ! D’abord parce que je suis plus souvent en posture de facilitatrice, donc vivre l’expérience "de l’autre côté", c’était précieux. Et puis j’ai trouvé l’outil très ludique, très accessible, et en même temps profond. On observe très vite les dynamiques de groupe, les biais, les façons de communiquer. C’est très révélateur.
Tu dis que ça t’a permis de te voir différemment ?
Oui, ça m’a confortée dans quelque chose d’important. Toute ma vie, j’ai eu cette impression d’être intuitive, créative, mais peu structurée. Et là, dans l’exercice, je me suis vue poser un cadre, organiser le groupe, reformuler les consignes… C’est sorti très naturellement. J’ai réalisé que cette structuration, je l’avais profondément intégrée. C’était un vrai déclic.
Tu recommanderais l’outil UWTI à qui ?
À toutes les équipes qui veulent mieux travailler ensemble. UWTI, c’est un vrai miroir : il montre comment tu interagis avec les autres, comment tu prends ta place, comment tu laisses de la place aux autres. C’est hyper utile pour les managers, les RH, ou les collectifs en transformation. Et comme c’est ludique, les gens lâchent vite leurs masques.
Si tu devais le résumer en une phrase ?
C’est un outil qui fait tomber les masques, en douceur, et qui révèle des vérités précieuses sur soi et sur la manière de collaborer.
Merci Delphine pour ton retour !
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